THE DRUMS @ Nouveau Casino – On y était!

L’excitation est à son apogée ! Palpitations et petits coups de sueurs ont envahi mon espace de sécurité. Heureusement je suis à ma place, comme à mon habitude, juste à gauche de la scène tout près des loges.

J’ignore encore qui seront les artistes chargés de chauffer la salle avant l’arrivée de THE DRUMS… Je suis curieuse, impatiente, mais sereine. Joseph Mount (Metronomy) à ma droite, Connor Hanwick (The Drums) à ma gauche, je suis plutôt bien encadrée, prête à accueillir les mystérieux invités !

Les lumières se tamisent, le public enjoué ponctue la salle en frappant des mains et en lançant quelques « wouhou! ». Il est tôt, l’espace n’est pas encore saturé mais l’ambiance s’annonce déjà chaleureuse…

Plaisir immense, surprise réussie lorsque j’aperçois Veronica Falls fouler la scène. Je mets quelques secondes avant de les reconnaître. Désormais quoi qu’il arrive plus de doute, pas un, quant au succès de cette soirée !

Ils ont fait sonner les guitares comme on fait ronfler une belle cylindrée, frappé la batterie avec la précision d’un acuponcteur. Les soyeuses mèches de cheveux balancent, les bassins se déhanchent. La Californie, les 70’s, nous y voilà !

On ne quitterait cet état pour rien au monde en attendant que les derniers réglages pour THE DRUMS s’achèvent. Je contiens, retiens, essaie d’oublier que j’ai la frousse d’être déçue. Sentiment que je ne parviens pas à éviter lorsque je m’ apprête à voir jouer un de mes groupes favoris.

Jonathan Pierce et ses acolytes, dont deux p’tits nouveaux (Chris Stein à la batterie et Myles Matheny à la guitare) rentrent enfin sur scène. Le public est à peu près aussi proche de l’hystérie que s’ils voyaient Ian Curtis ressuscité. En même temps on doit bien avouer que « Jon » n’a rien à envier à Ian du côté de la danse…

Petits pas saccadés inspirés du moonwalk, envolées de mèche(s). Bassin distinctement pointé vers l’arrière, les coudes qui battent en rythme dans la même direction. Voici seulement quelques exemples puisque comme vous vous en doutez (pour avoir visionner des dizaines de fois leurs clips sur le net…) Mr Pierce a de nombreuses cordes à son arc.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=MUubQj7g56E]

Chaque morceau est ré-arrangé pour la scène, ce qui n’est pas toujours une évidence lorsqu’il s’agit de groupes à forte notoriété. THE DRUMS ne se reposent pas sur leurs acquis et on apprécie ! Par exemple, ils ont choisi de donner une dimension tout à fait festive à Down By The Water. Surprenant, voire déstabilisant sur les premières notes mais très réussi.

La Set List (idéalement construite) est juste à côté de moi alors à chaque nouvelle chanson si je n’ai pas la surprise du titre, je me demande bien à quelle sauce ils vont nous le servir !

On commence avec What You Were en passant par les indétrônables Best Friend, Me and The Moon, Forever and Ever Amen. On écoute avec plaisir la déjà très célèbre Money. On termine avec un rappel en deux teintes: It Will All End In Tears puis la dernière, The Future.

On ne se prononce jamais sur le génie d’un groupe tant qu’on ne l’ a pas vu sur scène. Dans le cas de ces jeunes new-yorkais, je peux aisément affirmer que je suis définitivement sous le charme, ever !

Marine F.

2 Comments
  • Eric

    21 septembre 2011 at 19 h 50 min Répondre

    Les Drums sont de Brooklyn, et non de Calif! sinon très bonne chronique 🙂

  • Hector

    16 septembre 2011 at 20 h 41 min Répondre

    Salut. J’y étais aussi. Juste face à la scène. Une salle très sympa où personne n’est loin de personne. Connor a regardé la première partie du fond juste derrière moi. Bon groupe en première partie. De vrais bons moments même si l’on regrette déjà la formation initiale. « Submarine » et « Let’s go surfin' » pas joué. Un seul rappel. Mais Myles Matheny très bon, surtout à la basse. Par contre, je n’ai pas compris pourquoi Connor est passé à la guitare (j’aurais dû lui demander). Derrière, Jacob a maintenant l’air de faire de la figuration sur ses séquences et ses claviers. C’était plus drôle avant quand il sautait comme un débile dans tous le sens et qu’il avait la guitare pour faire les basses. Enfin, je trouve que le batteur à une frappe plus lourde et j’aime moins que celle de Connor. D’une manière générale, le son a changé. C’est plus lourd. Et « Jonny » gesticule moins. Cela dit je les ai trouvé mieux que la dernière fois à la Cigale, même si moins bien que la première à la Cigale aussi. Il y a vraiment de bons morceaux sur scène et ils sont presque devenus pros.
    J’ai vraiment aimé « Days » avec la ligne de basse divinement jouée. Ce morceaux était divin et je l’ai encore en tête avec la main de Matheny qui ne cesse de jouer aux milimètre. Grand moment. Vivement le 24 novembre !

Post a Comment